Accueil>Construire ses cours> Bâtir son activité pédagogique>L’erreur: formes, origine et perception >Quelles erreurs font les élèves ?

L’ouvrage de référence sur la question est « L’erreur, un outil pour enseigner » de Jean-Pierre Astolfi [1], qui distingue 8 types moments où l’élève peut tomber dans l’erreur.

Cette typologie a été largement reprise depuis la première publication. Pour les besoins du schéma, je l’ai regroupée en 3 moments :

1 : la confrontation initiale au cadre de l’exercice

On trouve ici :

– les erreurs liées à des habitudes scolaires mal comprises ou inadaptées

– la surprise face à des exercices ressentis comme nouveaux, déstabilisant les habitudes scolaires de l’élève

– l’interférence avec des savoirs antérieurs ou issus d’une autre matière

2 : les erreurs liées à la confrontation à la consigne

On trouve ici ce qui relève

– du décodage des exigences de l’auteur de l’exercice

– de l’existence de conceptions alternatives de l’élèves

-de la surcharge cognitive face à trop de consignes du point de vue de l’élève

3 : les erreurs liées au contenu enseigné

On trouve ici les difficultés intrinsèques des méthodes ou savoirs  enseignés.

On l’aura compris, cette liste permet d’identifier dans la marche d’une activité les moments où le raisonnement de l’élève peut être amené à ne pas prendre le chemin attendu.

Ces erreurs prennent des formes que les enseignants connaissent bien :

– erreurs dans l’expression : cela va des règles d’orthographe et grammaire à la construction sensée des phrases, jusqu’à la fluidité globale

l’apport de connaissances est aussi un vaste champ d’erreurs, selon qu’elles sont insuffisantes, erronées ou non pertinentes

– vient ensuite l’application de procédures : il peut s’agir d’erreurs de calculs, mais aussi de la non-conformité par rapport à une méthode ou à une forme exigée

les erreurs d’analyse ou de critique (limite ou point de vue d’un document  non compris par exemple) sont plus subtiles

– enfin les erreurs ou surtout manques dans le choix d’une procédure, dans la synthèse ou la réponse à une problématique sont encore plus subjectives.

Ici la gradation est liée à la taxonomie des activités intellectuelles, du plus objectif au plus subjectif. Des listes plus ou moins proches circulent qui servent à établir des barèmes ou des listes de compétences évaluées pour corriger plus aisément les copies.

[1] L’erreur, un outil pour enseigner, Jean-Pierre Astolfi ESF, 2017 (17e édition !)

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