Accueil>Construire ses cours>Bâtir son activité pédagogique> Faire un cours: premiers réflexes

La démarche globale de réalisation d’un cours est exposée dans quantité de sites internet (par exemple celui de l’académie de Strasbourg [1] : des outils pour construire une progression et préparer un cours, ou les 59 pages proposées par l’Académie d’Orléans-Tours pour les enseignants d’anglais, comportant des fiches très intéressantes [2]). Les éléments qui suivent se situent sur un angle plus directement opérationnel.

  • En tout premier, tout enseignant doit connaître le « Référentiel de compétences des enseignants» (2013) [3], tout simplement la base de ce notre employeur attend que nous soyons capables de mobiliser comme ressources !
  • Dès le début du travail (après avoir réfléchi un peu seul et avoir feuilleté le manuel de la classe…), on consulte bien entendu les Instructions officielles, et si l’on travaille en collège le Socle commun de connaissances et de compétences, qui est au-dessus des IO. Enfin lorsqu’il y en a il est bon de lire les Orientations pédagogiques indiquées par les inspecteurs de la matière ou de l’académie (ex : dans l’académie de Caen en Histoire-Géographie [4] ou en Anglais [5], de véritables mines d’or).
  • Ce cadrage institutionnel réalisé, on peut commencer à réfléchir à son projet de cours. Et bien entendu à l’évaluation qui viendra, afin que les élèves soient prêts (la programmation est évoquée dans les pages Structurer ses enseignements de ce site).

Le danger est de sous-estimer la difficulté de ce que l’on transmet aux élèves. Celle-ci provient du vocabulaire employé, en fonction de l’âge et du milieu social de l’élève, mais aussi de l’accumulation d’éléments : les premiers enchaînements sont compris, puis certains élèves ne suivent plus devant la charge cognitive… Pour vérifier, il suffit de réaliser un organigramme présentant l’enchaînement réel des éléments que l’élève devra maîtriser pour suivre le propos du cours. On a parfois des surprises !

Les manuels ne sont guère plus simples: dresser la liste des mots techniques, des dates ou des idées se succédant dans une seule page donne le tournis bien souvent. Et sans pour autant que l’idée que l’on souhaite passer soit plus claire, au contraire.

  • Alors se présentent deux questions : A quel niveau de complexité entend-on décliner le programme ? Sous quelle forme amener ces savoirs ?

Si le niveau de complexité dépend de celui que les élèves sont en mesure de retenir, il est un invariant : à trop simplifier le contenu, on en fait perdre le sel, et les élèves ont l’image d’un contenu sans valeur, voire d’une humiliation. Mieux vaut donc s’appuyer sur un savoir présenté comme ambitieux et dont l’acquisition représenterait un progrès pour les élèves.

Le corollaire est de s’appuyer non sur une présentation linéaire mais sur une mise en question, en « situation-problème », d’un défi à relever. On se situe donc bien dans un raisonnement, et non dans un exposé, quelle que soit la modalité pédagogique choisie.

  • Une fois le projet mûri, il peut être intéressant de regarder ce qui est proposé sur Académie en ligne (service du CNED), sur Khan Academy (pour les cours de mathématiques, science et informatique pour la version en français), sur des sites internet de matières (Web lettres, Les Clionautes…) ou de collègues, ou encore sur Kartable, pour voir si l’on n’est pas trop éloigné, et si on l’est, de vérifier que c’est pour de bonnes raisons. Attention néanmoins:  ces sites privilégient les cours magistraux, (avec des volumes de connaissances parfois impressionnants, comme avec Kartable) et les exercices simples (document + questions) en raison de leur format. La réalité de la classe et l’efficacité pédagogique peuvent être -très- éloignées de ces modes de fonctionnement…

… Insatisfait de cette présentation, bien générale ? Je vous comprend. Je suis passé par là.

Il va vous falloir lire les parties consacrées aux types de cours afin d’arbitrer les formes de cours et leur articulation au sein de la séquence que vous êtes en train de bâtir. Et éventuellement regarder parmi les exemples (certes, encore peu nombreux, je fais mon possible pour en ajouter), voir si vous pouvez vous inspirer d’une structure… Vous trouverez une recette à votre goût, et y incorporerez vos ingrédients, à moins que vous n’en inventiez une !


[1] https://www.ac-strasbourg.fr/pedagogie/histoiregeographie/formations/entree-dans-le-metier/journees-daccueil-prise-en-main-des-classes-et-pistes-pour-debuter/des-outils-pour-construire-une-progression-et-preparer-un-cours/

[2] anglais.ac-orleans-tours.fr/…/user…/Enseigner_l_anglais_au_collège_et_au_lycée.pdf

[3] http://eduscol.education.fr/cdi/actualites/archives/2013/ref_comp_doc2012

[4] http://histoire-geographie.discip.ac-caen.fr/sites/histoire-geographie.discip.ac-caen.fr/IMG/pdf/ORIENTATIONS_PEDAGOGIQUES_HG_2013.pdf

[5] https://anglais.discip.ac-caen.fr/spip.php?article250

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