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Les différentes formes de troubles de l’apprentissage

L’identification de ces troubles [1] a été un pas de géant pour l’école en général et pour ces élèves en particulier. De cancres exclus ils sont devenus des élèves luttant contre des difficultés, que nous devons aider. Cela ne rend pas leur parcours simple, mais cela évite au moins la double peine et permet que leurs efforts soient reconnus.

Si l’on considère qu’entre 2 et 7% sont touchés par l’un de ces troubles, on arrive rapidement à un par classe en moyenne.

Dysphasie : l’enfant a du mal à formuler à l’oral un propos structuré, à l’échelle du mot ou de la phrase.

Dyspraxie : les enfants ont du mal à coordonner leurs gestes, notamment dans l’espace ; cela touche aussi bien l’apprentissage du vélo que celui de l’écriture.

Dyslexie, Dysorthographie : l’enfant a du mal, dans la dyslexie, à identifier les éléments constituant l’écriture d’un mot et donc à lire celui-ci; le cas archétypal est l’inversion du « p » et du « b », du « v » et du « f » (tous les enfants ont ce problème, mais dans ce cas il a du mal à se résoudre), mais ceci n’est qu’une facette émergée, le trouble peut être bien plus vaste. La dysorthographie touche quant à elle l’écriture de la langue, avec des difficultés à exécuter de manière automatique les règles élémentaires de construction des sons ou de la phrase. On rencontre de nombreux élèves atteints de ces symptômes en classe. Ils consacrent une importante énergie à corriger leurs erreurs, qui sont plus nombreuses en fin de copie quand viennent urgence et fatigue. Une aide par un(e) orthophoniste et du temps pour terminer les devoirs sont une première étape dans une aide qui doit concerner toute l’équipe.

Dyscalculie : les enfants ont du mal à entrer dans l’abstraction des chiffres, des nombres, et plus encore des opérations mathématiques ; et notre système d’enseignement précocement conceptuel n’est pas pour les aider.   

Que faire face aux troubles de l’apprentissage ?

Ces troubles sont le plus souvent identifiés au Primaire, avec un cap en CE1, lorsque les fondements du décodage posent problème, et en CM1 s’il s’agit de problèmes de compréhension du sens de l’écrit. A ce stade, la difficulté est souvent couplée à une difficulté à comprendre le sens de phrases à l’oral, et donc à rimer, à apprendre des comptines.

Les origines de ces troubles ne sont pas encore identifiées. Ce qui complique les solutions pouvant être proposées aux enseignants. A ce jour, le premier niveau d’aide se situe en Primaire. Il faut tout d’abord établir un diagnostic large, afin de cerner l’éventuelle présence de problèmes liés à une vue déficiente, à des soucis familiaux ou psychologiques…

Ensuite on met en oeuvre des stratégie de résorption ou de contournement.

La résorption, c’est intensifier lourdement les dispositifs d’apprentissage de la langue dans sa lecture et son écriture. Pareil, en plus… Faute de meilleure compréhension de ce trouble on ne dispose pas d’autre moyen.

Le contournement vise à limiter la charge cognitive ou le stress des élèves qui doivent dépenser une énergie considérable pour lire ou écrire : faire taper sur ordinateur (écriture plus jolie, correcteur d’orthographe), donner des exercices plus courts (contre la fatigabilité ou le manque de mémoire à court terme), faire répondre à l’oral, faire produire des schémas ou organigrammes plutôt que des textes, donner plus de temps, et plus largement redonner confiance en insistant sur les progrès plus que sur les écarts, voire donner la parole à l’élève pour qu’il explique son trouble devant des personnes choisies qui pourront éviter sa stigmatisation.

Ici comme souvent les inégalités sont fortes, entre les familles chez lesquelles on verbalise beaucoup avec un niveau d’expression exigeant, et celles où on verbalise moins et où l’oral est de faible qualité. Notre responsabilité n’en est que plus grande.

Ressources internet contre les troubles « dys.


[1] L’OMS a établi une classification mondiale des troubles neuro-développementaux, qui intègre des capacités déficientes en lecture et reconnaissance des mots.

Un commentaire sur « Les troubles de l’apprentissage et « Dys » »

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