Accueil>L’enseignant, un professionnel de l’éducation nationale> Propos introductif
Un(e) enseignant(e) est un(e) professionnel(le) de l’éducation. C’est une personne qui a été recrutée après des études exigeantes et à l’issue d’un concours tellement difficile que toutes les places offertes n’ont pas été attribuées, car les jurys n’estimaient pas avoir assez de candidats répondant à leurs exigences [1]!
Après un temps de formation (dont l’appréciation n’entre pas dans notre propos), et les mutations (idem), voici le temps du travail : fonctionnaire d’Etat, catégorie A.
Rapidement, avec votre entourage la question du temps de travail deviendra le point cardinal, avec les traditionnelles « vacances ». Pour détendre tout le monde, n’oubliez pas les RTT qui permettent à plusieurs professions d’avoir 10 semaines de vacances, honorez votre boulanger qui, tout comme vous qui ne faites pas que vos 15-18h de présence élèves, ne passe qu’une partie de sa journée devant ses clients mais doit s’enquérir des farines nouvelles, pétrir sa pâte, et le soir venu faire sa comptabilité. Ultima ratio, 10% des enseignants déclarent travailler moins de 34 heures par semaine, quand 10% affichent plus de 63 heures [2]. Vous vous placerez, mais n’espérez pas trop de compréhension de votre auditoire…
Autre topos : les élèves sont difficiles. Rappelons que 8 à 9 sur 10 disent avoir des relations « bonnes » ou « très bonnes » avec les enseignants, et jugent le contenu des apprentissages « plutôt » ou « tout à fait » intéressant pour 76% des collégiens et 72% des lycéens. Vous pourrez capitaliser sur le capital sympathie des professions en souffrance, mais en votre for intérieur n’oubliez pas que plus des 3/4 de vos élèves sont satisfaits du système, ça fait du bien en cas de problème [3].
[1] Lors de la session 2022, 16.6% des postes proposés dans le secondaire sont restés vacants, dont 1/3 des postes en Mathématiques ou physique-chimie, et 16.5% en lettres ; le taux de réussite global en 2023 a été de 35% des candidats présents aux épreuves d’admissibilité: 63% en lettres modernes, 56% en mathématiques, 52% en anglais, 34% en Histoire-Géographie, 24 % en SES, 14% en philosophie…
(source: devenirenseignant.gouv.fr)
[3] DEPP, L’état de l’école, 2024, « le bien-être des élèves »